Les trois niveaux du travail maçonnique

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Le travail maçonnique se fait sur plusieurs plans.

Le premier est le travail sur soi qui permet, en écoutant les autres francs-maçons, en confrontant les arguments avancés, de parfaire sa propre conviction sur des sujets divers d’ordre philosophique ou sociétal. Ce travail sur soi est primordial pour éliminer les « scories » classiques qui viennent souvent polluer les débats dans la société profane. Le paraître doit s’effacer pour ne laisser que l’essentiel des arguments. Une règle fondamentale est le respect absolu des intervenants et donc l’écoute de toutes les opinions exprimées. C’est ce brassage de points de vue qui permet à chacun de s’enrichir de nos différences et diversités.  Ce travail sur soi se fait donc par la participation à nos réunions, par des contributions plus personnelles qui sont des sujets présentés par le franc-maçon sur un sujet donné, par la réflexion et l’introspection suite aux échanges.

Le second niveau est celui du travail collégial sur des questions décidées annuellement par notre instance de décision (le congrès appelé chez nous un convent). Ces sujets sont préparés par un groupe de maçons, présentés en réunion, amendés, et enfin remontés au niveau régional puis national. Cela permet à l’ensemble des francs-maçons d’une obédience d’avoir réfléchi et constitue une véritable mine de réflexions, de propositions sur ces sujets. Il y a 5 questions annuelles et chaque Loge doit au moins en traiter deux par an.

Le troisième niveau est celui du rejaillissement de ces études et réflexions vers la société.
Sur des thèmes fondamentaux pour nous francs-maçons du GODF, existent des commissions permanentes nationales. Les travaux de ces commissions peuvent alimenter la réflexion d’autres structures politiques et sociales au niveau national ou européen.
Nous avons une commission permanente sur la Laïcité, la bioéthique ; nous avons eu, en son temps, une commission sur la constitution européenne, etc…
Le retour du travail maçonnique vers la société civile se fait également, et c’est le plus important, par le comportement de tous les jours des maçons dans la société. Comportement aussi bien dans la vie professionnelle, associative, familiale et citoyenne.
En effet un parcours « maçonnique » qui ne serait tourné que vers son enrichissement intellectuel sans retour vers les autres n’aurait aucun sens ou plutôt serait un non-sens !
L’Histoire fourmille de francs-maçons qui ont, depuis le siècle des lumières, marqués « positivement » l’évolution de l’Humanité sur le continent Européen puis les Amériques.
Soyons modestes, peu d’entre nous serons célèbres mais comme ce n’est pas notre vocation, il n’y a pas de frustration sur ce point ! D’ailleurs la célébrité serait elle compatible avec notre fameux « secret maçonnique » ?

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