Quelle Europe souhaitons nous pour les générations futures?

 


En préambule, faisons un constat et demandons nous ce que symbolise l’Europe aujourd’hui ?


Des points positifs :
La paix, une certaine prospérité, l’unification d’un continent déchiré par les nationalismes et les totalitarismes ; la libre circulation des personnes et des biens ; l’intégration et l’échange entre les peuples ; l’espoir d’une économie européenne.


Des points négatifs :
L’impossibilité de résoudre les crises économiques et financières qui se succèdent ; la précarisation des populations les plus défavorisées ; l’accroissement du chômage.
L’absence de cohésion politique et diplomatique.


Nos enfants veulent-ils de cette Europe ?
Les avons-nous suffisamment éduqués sur la construction européenne ? Pour l’avenir de nos enfants, doit on aller plus loin dans l’intégration ou bien doit on faire machine arrière ? La construction d’une économie solide passe- t-elle obligatoirement par la « croissance économique » telle que nous la connaissons ?
Face à l’émergence de nouvelles puissances économiques (les BRIC, le continent africain également), l’Europe doit renforcer son unité, non seulement  dans les domaines économiques, sociaux et financiers mais aussi culturels, diplomatiques, et de sécurité.

Nous souhaitons pour les générations futures une Europe fraternelle et humaniste, une Europe écologiste et respectueuse de notre planète.


Une Europe fraternelle et humaniste c’est :
Le respect de la pluralité des peuples, la reconnaissance et l’acceptation des différences notamment culturelles.

C’est plus de solidarité notamment par l’instauration de leviers équitables d’ascension sociale pour tous.

C’est l’amélioration du système éducatif pour la diffusion de valeurs d’humanisme par l’enseignement de la liberté de conscience, de la laïcité.


Une Europe écologiste c’est :
Pouvoir exister dans un espace libre, propre, sain, respectueux de l’environnement, c’est à dire, une Europe agréable à vivre et soucieuse de la pérennité de la planète.

Ces piliers de l’Europe de demain ne pourront prendre corps sans un ciment solide que serait l’identité européenne, c’est-à-dire la fierté de l’appartenance à l’Europe, en tant que telle.
L’identité européenne émergera par la construction dans la conscience des européens de leur appartenance à une entité qui sera respectueuse des valeurs humanistes, démocratiques, culturelles spécifiques à chacun, et qui leur assurera le droit à l’éducation, à la santé, au travail et à la sécurité.
Pour faire émerger cette Europe, cette identité européenne, devons-nous tendre vers une Europe fédéraliste voire régionaliste ? Devons nous aller vers une Europe des peuples et des régions plutôt que vers une Europe des nations et des états ?

 

Dans l’attente de l’émergence de cette nouvelle Europe, nous préconiserons, à court terme :
–    Un renforcement des pouvoirs du Parlement Européen afin qu’il soit un véritable organe législatif, émanation du « peuple d’Europe » ;
–    Une politique extérieure commune (diplomatie, défense, sécurité) ;
–   L’instauration d’indicateurs sociaux de mesure des niveaux de vie et des inégalités sociales. Ces indicateurs devront servir à la mise en place de mesures de réduction de ces inégalités sociales et d’une véritable politique sociale européenne.


20/02/2015

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