La souveraineté des Loges

Notre règlement général parle de la souveraineté des Loges.
Que faut-il entendre par là ?

Cet article de notre Règlement Général a une grande importance. En effet, il est celui qui nous positionne à la fois dans la Loge et celle-ci dans l’Obédience. La force de cet article en est ces mots clés :
– Le titre de l’article : Souveraineté
– elles (les Loges) se gouvernent librement
– elles peuvent intervenir publiquement (suivant une procédure établie)
– elles s’interdisent toute intervention dans les actions des partis politiques
….
Une des valeurs fondamentales du Grand Orient De France est la
laïcité, c’est elle qui nous a incité à entrer dans cette Loge  plutôt que dans une autre obédience
Nous n’avons pas voulu traiter des débats actuels depuis le dernier convent sur La mixité; celle-ci est partout, enseignement, travail, associations de toutes sortes. N’est-ce pas un problème générationnel ?
Quels sont les arguments avancés pour justifier le travail initiatique entre « hommes » ?
Compte tenu des « débats » au sein de la Franc-Maçonnerie (GODF mais aussi GLFF et DH) le chemin est encore long !
Ne serait-il pas nécessaire de se décrocher de ce wagon pour s’accrocher à celui de l’évolution de notre Société ?
Ensuite, nous avons remarqué que le contenu de l’article  est similaire aux textes qui gèrent une association sportive dans le cadre de la loi 1901.
Sur le plan profane, chaque association loi de 1901 locale est ensuite regroupée au plan national dans une « FÉDÉRATION » d’associations. A titre d’exemple, la plupart des fédérations sportives fonctionnent ainsi.
Ne serait-il pas nécessaire de réfléchir à la même organisation pour les statuts du GODF ?
Car même s’il est inscrit sur la page de garde de notre Constitution et du RG :
« Association déclarée sous le régime de la loi de 1901 le 3 janvier 1913 à Paris »
Le cadre profane de chaque loge n’est pas toujours celui d’une ASSOCIATION dite de la loi de 1901.
Les « déboires » rencontrés avec la mixité ne viennent-ils pas du « flou » de la mise en application de cette loi au sein de toute notre obédience ?
Le sujet est délicat … loi fondamentale ou loi de la République ? Les Loges ont exercé leur souveraineté. Il faut trouver la force d’une voie …
La GLFF a opté pour ce mode de fonctionnement, ce qui a obligé chaque loge qui ne l’était pas à se constituer en association loi de 1901 et à adhérer ensuite à un protocole d’appartenance à la fédération.
C’est un cadre qui offre une sécurité juridique tout en laissant la liberté à chaque loge. Les décisions au niveau de la fédération ne pouvant être prise que selon un cadre fixé au préalable et approuvé par la majorité.
Mais nous nous posons la question de savoir quelle seraient les limites : celles de la loi de 1901 ou celles des statuts du GODF ?
La liberté des Loges précise une démocratie participative.
La Loge a une réciprocité vis-à-vis du GODF des devoirs mais également des droits, il y a donc une nécessité de se définir face aux décisions du législatif : le Convent.
La souveraineté c’est aussi le libre choix de notre cadre de travail, la pluralité des rites pratiqués au sein de l’obédience en est la garantie. Sachant néanmoins que l’installation d’une nouvelle loge est faite au rite français dit « Groussier », ensuite, les membres de cette loge pourront pratiquer le rite de leur choix, parfois aménagés de façon « très personnelle » !
Mais tous, nous avons prononcé et accepté l’obligation :
« Je promets de me conformer à la Constitution et au Règlement Général du Grand Orient de France dans ses dispositions actuelles et dans celles qui pourront être adoptées plus tard. »
N’est-ce pas avoir confiance dans l’Institution ?
Cet article 25 est primordial dans notre cheminement personnel mais également dans celui de l’Ordre.
En effet, il nous invite :
– à la prospective,
– à l’invention de nouvelle méthode de travail, par exemple en vue d’un essaimage
– à la rébellion,
– à être une force de proposition pour ne plus être à la remorque de l’évènement !
Il est le garant de notre évolution.
Voilà ce que nous « entendons par là » !

La commission B a dit … Mardi 1er février 2011

Laisser un commentaire