Historique
Ce qui suit est valable pour l’obédience du Grand Orient de France, nous serons cependant appelés à citer, par respect de l’histoire et notre conception de l’universalité de la maçonnerie, les ateliers appartenant à d’autres obédiences.
La première Loge « Civile » (voir le cas de la Loge « La concorde ») de Cannes est « l’École des Mœurs » créée le 5 avril 1807. Cet atelier cité sur un calendrier maçonnique en 1812, a été mis en sommeil à la chute de Empire (l’après 100 jours: 1815). Le 13 février 1853, 15 maçons cannois s’adressent au Grand Orient De France pour solliciter son réveil. Le Conseil de l’Ordre du GODF accorde la reprise de l’activité le 24 novembre 1854.
La Loge « L’École des Mœurs » travaillera à Cannes pendant 7 ans. Son sceau au nom de SCHOLA MORUM est agrémenté d’entrelacs caractéristique des signatures de l’époque. Le 10 octobre 1860 « L’École des Mœurs » sollicite son transfert dans un local à
l’embranchement du chemin de Vallauris (point central entre Cannes et Antibes). La demande est acceptée le 10 décembre 1860. La Loge est donc située sur la commune de Vallauris. Cette situation est contestée par une douzaines de résidant sur Cannes, de même des Antibois ouvriront une Loge sur Antibes le 5 août 1861 « L’École du Progrès » (24 membres). Le départ du GODF de Cannes permet au SCDF (Suprême Conseil De France) de créer « La Vraie Lumière » en 1869, (cet atelier sera affilié à le Grande Loge par la suite). « La Vraie Lumière » fut mise en sommeil en 1881, elle reprendra ses travaux en 1908 seulement.
Entre temps une nouvelle Loge du GODF est céée sur Cannes et se nomme « Les Amis de la Science ». Sa création précède de peu un événement important pour notre obédience : Le 13 septembre 1877, l’article 1er de notre constitution abandonne la référence déiste et proclame la liberté absolue de conscience. La création de cette Loge entrainera l’étiolement de « L’Ecole des Moeurs » à Vallauris qui sera mise en sommeil en septembre 1878.
Ces deux décisions caractérisent toujours de nos jours le Grand Orient De France d’autres obédiences maçonniques. 
Les 9 Frères qui ont fondé cette Loge étaient tous habitants du bassin Cannois ; 6 appartenaient auparavant aux Loges « École des Mœurs » de Vallauris ; « La Cosmopolite » de Vichy ; « Les Chevaliers du Temple » de Lyon ; « Les Amis Unis et Régénérés » de Marseille. En plus de ces Frères fondateurs, la Loge comptait également 6 apprentis, l’effectif total s’élevait à 15 membres. Le Frère le plus âgé (Thomas BONNEFOIS) avait 64 ans, le plus jeune (Pierre BOULADE) avait 27 ans et c’est lui qui fut choisi comme vénérable en raison du rôle déterminant qu’il avait joué dans la création de cette Loge.
Cette loge, après quelques passages mouvementés, passa en 5 ans à 48 membres. Une forte personnalité va marquer cet atelier: Maurice CONTE qui venant de Nice « Philosophie Cosmopolite » fut affilié aux « Amis de la Science » en 1880; il assurera la direction de la Loge pendant … 17 ans, un record sans doute! Dés son affiliation il proposera que les travaux soient ouverts par l’acclamation « Liberté – Égalité – Fraternité »: tout un programme! Les travaux se déroulent, jusqu’en 1891 au 19 rue de Chateaudun.
La Loge fut mise en sommeil le 14 novembre 1900: la raison officielle étant d’ordre matériel: fin de bail (local au 2 rue du Théâtre) et pas de moyen financier pour trouver un autre local… Elle ne dormira pas longtemps. En 1903 un comité se manifeste qui aboutira, après enquête, à l’autorisation pour l’atelier de reprendre ses travaux sous la présidence de Victor LAURENT dans son nouveau local (1, avenue de Bel Air) et les travaux y seront soutenus pendant 5 années. Puis vint la scission de l’atelier, coupure sou-tendue par un clivage apparu entre la Loge du Grand Orient de France et le maire de Cannes (Mr Capron). Parallèlement le maire va se montrer un ardant zélateur d’une nouvelle Loge travaillant au rite écossais dans une autre obédience: la G.L.. Cette Loge s’appelle « La Vraie Lumière », elle existe toujours de nos jours et est donc la « Loge mère » de son obédience sur Cannes.
C’est dans ce contexte que, le 4 avril 1909, 18 Frères fondateurs créent une nouvelle Loge « La Solidarité Maçonnique » sous la présidence de Ernest RAYMOND. (Nous appelons cette action un essaimage par similitude avec ce qui se passe quand il y a trop d’abeilles dans une ruche et qu’il devient « vital » que chacun ait son propre espace de vie…). Par la suite 22 autres Frères issus des « Amis de la Science rejoindront le nouvel atelier.

A sa fondation « La Solidarité Maçonnique » est accueillie par « La Vraie Lumière » dans son local au 16 rue de Fréjus jusqu’en 1912 date à laquelle elle rejoint le Temple utilisé par « Les Amis de la Science » au 1 avenue de Bel Air. En 1916, les deux ateliers déménageront à nouveau pour un local situé au n°4 rue du petit Juas.
La guerre fait joindre les efforts des deux ateliers pour les obligations d’entraide morale et matérielle des familles des soldats mobilisés. La fin de la guerre voit les colonnes des « Amis de la Science » décimées, 9 membres assisteront aux derniers travaux le 11 décembre 1919. Une demande de fusion des deux ateliers est formulée le 14 mars 1920…
« Science & Solidarité » est née le 11 avril 1920 de la fusion de ces deux Loges: «La Solidarité Maçonnique » et « Les Amis de la Science ».
C’est donc, aujourd’hui, la Loge la plus ancienne en activité du G.O.D.F sur Cannes. Nous disons que c’est la Loge « mère », les autres Loges créées par la suite étant considérées comme étant les « filles » de « Science et Solidarité ». Vous trouverez à la fin de cet article une autre étude historique qui démontre que la maçonnerie spéculative avait fait ses premiers pas à Cannes bien auparavant, mais dans un contexte un peu particulier… sur les Iles de Lérins (voir plus loin le cas de la Loge « La Concorde »)!
Deux périodes sont à considérer dans l’histoire de la Loge « Science & Solidarité »: avant et après 1940, l’évènement qui les sépare étant évidemment la condamnation de la Franc-Maçonnerie par le régime de Vichy ce qui entraine la fermeture de la Loge de Cannes de 1940 à 1945.
De 1920 à 1940, les tenues sont régulières (2 par mois) avec un record de 25 tenues en 1923! A partir de 1939 une réunion mensuelle commune rassemble « Science & Solidarité » du G.O.D.F. et « La Vraie Lumière » de la G.L.
Les effectifs passent rapidement d’une trentaine en 1920 à un pic historique en 1930-31 de 123 Frères. La crise économique de 1929 et la montée du Fascisme en Allemagne font que la Loge devient un centre de rassemblement des défenseurs du progrès social et des libertés. En Italie la Franc-Maçonnerie a disparu…
« Science & Solidarité » déménagera le 20 janvier 1926 pour le 16 rue Georges Clémenceau (ex rue de Fréjus). En 1929 « La vraie Lumière » achève la
construction de son Temple au 19 de la rue Budin et propose à « Science & Solidarité » de l’occuper moyennant un loyer de 4000 F annuel. Notre atelier s’y installe le 15 janvier 1930.
La guerre frappe l’Europe, en 1940 le Directeur des Domaines notifie aux Vénérables en charge des deux Loges de Cannes qu’il allait faire l’inventaire des locaux, la Franc-Maçonnerie étant dissoute. Les deux responsables ont organisé aussitôt une mise à l’abri du maximum de matériels et documents (Patentes de création; lithographies; les bannières; divers objets utilisés lors des rituels, du mobilier et la bibliothèque). Une partie ont été placé dans des cylindres en zinc, soudés et enterrés dans la propriété du vénérable à Mougins. Malheureusement, par excès de précaution la correspondance et tous les livres ont été brûlés dans une chaudière. La municipalité de l’époque (Maire: le notaire Blanchardon) souhaitait voir installer au 2ème étage du temple, un musé anti-maçonnique. Ce qui, paradoxalement, a sauvé les décors peints sur les murs et permis de les retrouver à peu près intacts à la libération.
La participation des Francs Maçons de Cannes et de la région aux divers mouvements de la résistance entre 1940 et 45 est avérée par de nombreux faits: un professeur du Lycée Carnot (GARINO) et le directeur du Collège Jules Ferry (VEROUL) sont révoqués sans traitement en application des lois de Vichy visant les Francs Maçons. Les Frères Jacques FAUCON, Emile JOURDAN, Robert DUMAS ;GANCE,NICOLAI, et bien d’autres, apporteront tous leur contribution au mouvement patriotique de la résistance.
Une plaque commémore rue Budin 4 Frères tombés dans leur combat pour la liberté, ce sont: Maurice DERCHE; Eugène COURBET; Baptiste PHILIP; Robert THIVIN.
La première réunion des Francs-Maçons de Cannes se tient le 12 novembre 1944 au café de la Régence en attendant la levée du séquestre qui frappe les locaux maçonniques. Deux décisions importantes sont prises : constitution d’une commission d’épuration et vœu à l’unanimité en faveur de la fusion des deux obédiences (la Grande Loge et le Grand Orient de France). Ce vœu désiré avec ardeur par les Frères qui leur apparait comme LA conclusion naturelle après tant d’épreuves supportées en commun, n’aboutira pas… les deux Loges continueront à avoir une réunion commune par mois, puis elles reprennent en 1946 une existence séparée tout en continuant à avoir des réunions communes ce qui, avec plus ou moins de régularité se poursuit jusqu’à nos jours.
Pendant une trentaine d’année Science & Solidarité va connaître une existence sans histoire. En avril 1973 elle quitte le local Rue Budin pour s’installer dans le Temple actuel au 53 avenue Prince de Galles. Son effectif est alors de 120 membres.
Le 9 juin 1974 d’un essaimage de « Science & Solidarité » naît la loge « Les Vrais Humanistes ». elle compte au départ 15 Frères dont 10 viennent de Science & Solidarité.
Le 4 juin 1976, toujours issue de « Science & Solidarité » naît la loge « Le Soleil de Lérins ».
Ces essaimage rendus possibles par l’existence d’un Temple appartenant à l’obédience, permettent le développement de la maçonnerie sur le bassin Cannois. En 1977 les effectifs des trois Loges représentent 150 membres…
Aujourd’hui il y a 8 Loges du G.O.D.F. à Cannes, par ordre de création et le Rite pratiqué:
Science & Solidarité Rite français
Les Vrais Humanistes Rite français
Le Soleil de Lérins Rite Français
Les fils de la Vallée Rite Écossais Rectifié
Les frères d’Europe Rite français
Aegitna Universalis Rite français
Lumière d’Écosse Rite Écossais Ancien et Accepté
Tradition Française Rite Français 1783
Liste des Vénérables de Science & Solidarité.
1920 – 1922 LAURENT Victor Eugène
1923 – 1925 GARINO Émile
1926 CHRIST Joseph
1927 – 1930 ANTONI Jean-charles
1931 – 1932 MONTBLANC François
1933 ANTONI Jean-charles
1934 – 1935 VEROUL Clément (Conseiller de l’Ordre de 1935 a 1938 et 1947 à 1950.)
1936 – 1939 ANTONI Jean-charles
1940 VEROUL Clément
Mise en « sommeil » de l’atelier pendant la guerre
1945 – 1948 VEROUL Clément (Conseiller de l’Ordre de 1935 a 1938 et 1947 à 1950.)
1949 MANIERE Pierre
1950 GUILMOTEAU Julien
1951 VEROUL Clément
1952 – 1958 GUILMOTEAU Julien photo
1959 – 1960 MOUCHOTTE Joseph
1961 – 1962 GUILMOTEAU Julien
1963 – 1965 TABAC Nicolas
1966 – 1968 OUDOUX Pierre
1969 – 1972 KONIRSCH Ernest photo
1973 – 1974 LEGER Jean-paul
1975 – 1978 REVRET Jean-marie (Conseiller de l’Ordre ; Grand Maître Adjoint)
1979 – 1980 BELLIA Tancrède
1981 – 1982 PRIP-BUUS Mogens
1983 – 1985 GUERIN Jean-michel
1986 – 1988 VALLIER Claude
1989 – 1991 BEREGI Georges
1992 – 1994 PAGLIERO Jean-louis
1995 – 1997 CARLAVAN Claude
1998 – 2000 CHAIZE Jean-baptiste
2001 – 2003 FIHUE Michel
2004 – 2006 DUROSNE Jean-claude
2007 MARTIN Marc
2008 – 2010 GUERIN Jean-michel Conseiller de l’Ordre (2011 – 2012)
2011 – 2012 L’HOTE Pascal
Le cas de la Loge « La Concorde ».
Il y eut une Loge plus ancienne dans la région Cannoise, elle était située dans un lieu connu pour un personnage mystérieux: le masque de fer; il s’agit des Iles de Lérins.
En effet cette ile « sainte Marguerite » et sa sœur « saint Honorat » furent fort importantes dans l’histoire de notre région. Saint Honorat pour être le siège d’un monastère fondé au début du Vème siècle qui possédait un territoire important dans toute la partie méridionale de la région et sainte marguerite pour son fort qui fut une des plus sûres prison d’État du royaume (nous sommes en 1687). Beaucoup de prisonniers « politiques » y furent envoyés, parmi lesquels des ministres protestants après l’Edit de Nantes; la plupart de ces détenus appartenaient à la noblesse ou au clergé. A ces détenus s’ajoutaient des personnes dont la conduite méritait une répression selon l’avis de familles nobles… afin de garder ces détenus la garnison se composait de 4 compagnies dont 3 d’Invalides (soldats ou officiers âgés ou ayant eu des blessures et qui pouvaient encore servir dans des postes sédentaires).
C’est dans ce contexte que se créée dés 1779 un atelier composé de frères ayant appartenu à d’autres Loges et qui, civils ou militaires, se sont (re)mis en activité sur l’ile sainte Marguerite.
La première lettre (datée du 16 août 1779) faisant état de son activité est un courrier de pierre Du BARAIL et de Jean Louis De ROSTAN adressé au « Très illustre et respectable Grand Maître de toutes les Loges de France, Monseigneur le Duc de Chartres ».Tous deux possédant des grades et qualités acquises par ailleurs et qui demandent des lettres de patentes de constitution pour l’établissement d’une Loge à sainte-Marguerite… Avaient signé également, le Comte de Raincourt, Joseph Alexandre, Ch. Marsollier, Deveschamps, J.B. De Ponteves.
Cette Loge a eu la particularité d’être reconnue directement par le Grand Orient au lieu de la Grande Loge provinciale d’Aix-en-Provence (sans doute à cause de la haute situation de ses membres*) mais ne reçu jamais de Constitutions car la somme de 120 livres ne fut jamais réunie…
Cet atelier singulier se dénomma initialement « L’Union parfaite de l’Orient de l’isle Sainte-Marguerite de la Concorde » puis plus simplement « La Concorde« .
Toutes les correspondances retrouvées retracent la volonté d’être reconnue par le Grand Orient. Il est précisé que « deux membres de cet atelier sont munis de lettres patentes qui attestent leurs pouvoirs pour établir et convoquer des Loges justes et parfaites dans les lieux où ils se trouvent » mais que « … pour la perfection de toutes choses il faut un point central où tout se réunit pour se répandre … ». A la lumière de ces écrits nous comprenons qu’à cette époque il dut y avoir nombre de Loges créées de cette façon qui pour certaines d’entre elles, se fédéreront autour d’un Grand Maître et d’une structure centrale : le Grand Orient. Cela explique que d’autres, tout aussi légales ne seront pas reconnues et retrouvées dans les archives du Grand orient ayant fonctionné légalement mais de façon isolée et autonome.
Cette loge fonctionna dans un premier temps avec des militaires (gardiens) et des prisonniers occupant les fonctions d’officiers de la Loge, puis aux seuls non-prisonniers par la suite. La dernière trace écrite de cette Loge date de 1781, sans doute le fait que cette Loge ne pouvait recruter et l’érosion dû aux départs « naturels » (retraite des militaires, mutation vers d’autres postes, fin de peine pour les prisonniers).
Au delà de la présence de cette activité maçonnique, intéressante pour l’histoire de la Franc-Maçonnerie Cannoise, les courriers échangés avec le Grand Orient nous éclairent sur les termes et grades maçonniques de l’époque ainsi que les rites, symboles et méthodes de travail de nos anciens.
A la lecture des correspondances il est avéré de la présence au XVIIIème siècle de Chevaliers de Malte ainsi que de l’ordre du Saint-Sépulcre dans les Loges maçonniques… l’on peut d’ailleurs lire entre les lignes que l’appartenance à l’ordre de Malte suppose des précautions particulières vis à vis de ces Frères . Lesquelles? De même est fait état sur chaque correspondance du grade de « Chevalier Kados et non Kalos » en respectant l’écriture de l’époque; ce grade se retrouvait sous la forme « Ch.°. K.°.D.°.S et non K.°.L.°.S.°. » , nous n’avons pas trouvé la signification de la partie négative du grade dans les livres anciens traitant de la franc-maçonnerie. Si un lecteur a une piste (autre que la traduction grecque de Kalos : « bon »), la partie commentaires est toute désignée pour recueillir votre contribution.
Une autre énigme que nous n’avons pu démêler à ce jour est que, dans l’échange de correspondances, plusieurs Frères font état d’une « filiation » maçonnique de plus de 100 à 150 ans pour certains, ce qui remonterait vers 1629, soit bien antérieur aux dates officielles de création de la première Loge à Paris vers 1725 ?!…
Cela recoupe des affirmations d’existences de Loges indépendantes non liées entre elles à des époques plus anciennes que ce que donne l’Histoire de la constitution de l’ordre maçonnique (traces d’atelier ou dits comme tels en 1585 à Paris et Lyon).
* Parmi les membres de cet atelier, nous trouvons, au grès des signatures:
La famille De PONTEVES:
- · Jean Baptiste Sébastien De PONTEVES (loge « La Concorde » de Sainte-Marguerite)
- · François Louis De PONTEVES; Pierre Auguste De PONTEVES; François Louis César De PONTEVES; Pierre François Auguste De PONTEVES tous à la Loge « L’Union des Cœurs vertueux » à Barjols 1788
- · Jean Baptiste Elzéar Marquis De PONTEVES et Augustin Louis Chevalier De PONTEVES (Loge « La Parfaite Harmonie » de Toulon 1779)
- Jean ROSTAN Capitaine, Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis.
- Charles Ignace Chevalier De RAINCOURT Colonel
- Jean Dominique BRUNY Officier d’infanterie (initié à Marseille à « La Parfaite Union »)
- Honoré JEAN curé de l’île Sainte-Marguerite en 1779
- MARSOLLAN De SAINT-FIRMIN ; Des BAUMES ; De LAROCHE ; DUBOYS DESNOYERS ; De ROUCHY ; RAINCOURT ; MOUTON ; BOUY ; De LANCHY ; De ROSTAN ; De CHOMET ; VIRIEU ; De ROBAUD ; DAMIAN ; FORTI ; SAPET ; GROSBOIS.
Nous nous sommes appuyé sur des travaux de Frères de l’atelier et sur la première partie d’un document de la collection d’études historiques varoises de 1933 de Pierre Fraysse « La Franc-Maçonnerie dans la région provençale ».
D’autres pistes arpentées:
- Dans les archives récupérées à Berlin en 1918 et présentes à Moscou aux fonds maçonniques français*
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- Documents sur activités de Loges entre 1745 et 1800 dans de nombreuses villes dont Cannes, Cannes-France, … Draguignan, … Toulon… dont des Loges sans adresse fixe et Loges militaires.
- Loge « Cœurs sans fard » infos sur la création en 1767 et Loge « Thémis » patente d’ouverture du 10 juillet 1772. C’est sous la localisation de Cannes que sont listées ces Loges dans un article de Charles Porset paru dans « Humanisme » n°232-233 de 1997: fonds 113, opis 2, documents 940-945-967 et opis 3 documents 260 à 283. Après recherches, il s’avère que c’est une erreur de lecture ou de retranscription car nous avons retrouvé une Loge Caennaise de « Saint Jean de Thémis » fondée également le 10 juillet 1772 ainsi que « Cœurs sans fard » qui aurait fusionné avec la « constante Amitié » en 1784 . Ces ateliers seraient donc à localiser sur Caen et non Cannes!
*Ces documents ont été restitués à la France en 2000 et consultable par des chercheurs depuis 2002.
Les Ateliers maçonniques dans le Sud-Est avant 1914, quelques repères.
Selon des documents trouvés et sous réserve de vérification ainsi que le travail de Yves Hivert-Messeca (L’ÉQUERRE ET LE MAILLET DE TOULON A MENTON : La Maçonnerie dans les Alpes maritimes et le Var sous le second Empire et les premières années de la IIIème République »).
1751-constitution de la « Loge de saint Jean » à Draguignan (Grande Loge)
1764- constitution de la Loge « Saint Jean d’Écosse de la Réunion » à Aix en Provence (Grande Loge)
1784- constitution de la loge « Le Triomphe de l’Amitié » le 30 septembre 1784; réveillée en 1801, elle tombe en sommeil durant l’hiver 1813/14. A l’automne 1826, elle reprend ses travaux et sera en activité jusqu’au printemps 1848.
1827- constitution de la Loge « L’Amitié fraternelle » le 20 mars 1827 (GODF) qui disparaîtra en 1829.
1879 – mise en sommeil « Les Amis du Progrès » à Antibes
1880 – installation de la Loge « La Concorde » à Grasse
1881 – mise en sommeil « La Vraie Lumière » (SCDF/G.L) à Cannes
1881 – mise en sommeil « L’école des Mœurs » à Vallauris**
1883 – Installation « La cordialité » à Toulon
1884 – Installation « L’Étoile du Sud » à Martigues
1887 – Installation « France Démocratique » à Nice
1891 – La Loge « La France Algérienne » de Mostaganem prend le titre « Les Trinosophes Africains »
1895 – Rapport avec la Loge « La Philanthropie Ligurienne » à Nice/strong>
1905 – Création du Chapitre « Les Amis de la Science » à Cannes
1905 – Existence signalée de « La Fraternité Provençale » à Saint-Auban
1906 – Création « Évolution Sociale » à Grasse
1906 – Réveil de « Démos » à Nice (créée en 1812)
1908 – Réveil de « La Vraie Lumière » (G.L) à Cannes
1908 – Installation « Hélios » à Beausoleil
1908 – Installation « École de la Sagesse » à Draguignan
1913 – Cinquantenaire de « Philosophie Cosmopolite » à Nice ( donc créée en 1863)
1914 – Nouvelle loge « Les Idées Nouvelles » à Grasse



Beau travail de recherche, nécessaire pour assurer la transmission, le passage du témoin !
magnifique recherche digne d1 historien la recherche est precise deaillee je me sens bien informe pour une premiere approche
En 2013 philosophie cosmopolite fêtera ses 150 ans. Voyant que vous êtes en possession d’un travail : les 50 ans de cette loge. Je vous sollicite pour me mettre en rapport avec un frère qui pourra me guider sur ce chemin : Prendre connaissance de cette planche d’architecture et pouvoir glaner suffisamment de documents pour faire une continuité .
Fraternellement votre obligé
Marc