Archive pour juin 2011

Le Sénat adopte l’instauration d’une « Journée nationale de la Laïcité »

Les sénateurs ont adopté mercredi 1er juin à 2h47 l’instauration d’une Journée nationale de la Laïcité le 9 décembre (284 voix pour, 26 contre, 6 abstentions).

Le 28 février, le Grand Maître, Guy ARCIZET, écrivait à chaque parlementaire pour appuyer cette résolution déposée au Sénat le 27 janvier. Il leur rappelait que, depuis 2005, le Grand Orient de France milite pour cette journée.

A l’exécutif de s’en emparer pour faire de cette journée l’occasion de rassembler les Français autour de la Laïcité, ce bien commun à tous.
Paris, le 1er juin 2011

Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage

La journée officielle de commémoration de la mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions est l’occasion pour le Grand Orient de France de rappeler que le combat des francs-maçons du siècle des Lumières aboutit à l’abolition définitive de l’esclavage en 1848. La Deuxième République efface les contradictions de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 où le statut d’esclaves dans les colonies françaises est préservé bien que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. L’ Article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 ajoute à la liberté et à l’égalité humaine, la dignité et la fraternité.

Malgré ces textes fondamentaux pour le progrès de l’humanité, d’autres formes d’esclavages persistent en 2011 : la traite des êtres humains et le travail forcé, notamment celui des enfants.

Les principes de tolérance mutuelle, du respect des autres et de soi-même et de liberté absolue de conscience sont des piliers sur lesquels se fonde l’engagement émancipateur des francs-maçons. Aujourd’hui comme hier, le Grand Orient de France milite pour que toutes formes d’esclavages soient bannies définitivement de la planète.

Paris, le 10 mai 2011

Montée des nationalismes en Europe

La progression des courants populistes dans de nombreux pays européens préoccupe les francs-maçons du Grand Orient de France. Des partis nationalistes fondent leur politique sur l’angoisse du présent de leurs contemporains, et sur l’incertitude de l’avenir. Ils se nourrissent de la peur. Ils suscitent la haine entre les hommes. Des discours xénophobes et europhobes gagnent les grandes formations politiques traditionnelles.

La montée des fascismes dans la première moitié du 20e siècle a emporté les idées généreuses des partis républicains et humanistes. Les immigrés, suivis par les nationaux de fraîche date et les minorités de toute nature, sont les premiers à être opprimés. Puis les totalitarismes rayent d’un trait la démocratie qui leur a servi de tremplin.

Le reflux d’un passé nauséabond, la recherche de l’identité, la désignation d’un bouc émissaire ou de l’ennemi héréditaire, ne doivent pas se substituer aux projets politiques des pays de l’Union Européenne.

Avant qu’il ne soit trop tard le Grand Orient de France appelle les démocraties à proposer de nouvelles voies où le lien social, la solidarité, la dignité et les droits de l’Homme valorisent leur destin commun.
Paris, le 9 mai 2011